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mercredi 21 septembre 2022

Près d'ici - Wat Thammapathip, la Thaïlande à 35 km de Paris

A Moissy Cramayel, en Seine et Marne, le Parc du Château de Lugny cache un secret: une pagode agrémentée de 400 bouddhas dorés et des échoppes de street-food thaï.

Accès: Château de Lugny, accès par la rue Lherminot - 77550 Moissy Cramayel 

Ouvert le week-end seulement (11h00 - 23h00) 


Des dizaines de tables sont dressées à l'ombre des arbres centenaires et les familles y dégustent pad thaïs et autres bo buns. Les portions, généreuses  ne coûtent que 6 euros et la bière, thaï, elle aussi est bien fraiche. L'hiver, les repas se prennent en intérieur.

Rachetés par l'Association Internationale Thaï Bouddhiste de France, les parc et son château abritent également des salles de prière et de méditation. L'été, il est également possible de s'y offrir un massage.

Quelques moines y habitent toute l'année, il est possible de leur demander audience.

Vous l'aurez compris, le Wat Thammapathip est une sorte de faille spatiale, un dépaysement express et totalement insoupçonnable... A découvrir rapidement sans trop l'ébruiter...






































vendredi 19 août 2022

Géorgie et Arménie: Mashrutkas express (1/3)

Mashrutkas : taxis collectifs utilisés dans les pays d'ex URSS permettant de rallier à moindre coût, à vive allure et à tombeau ouvert, les villes et les villages. C'est seul, au travers des pare-brise fendus de ces mashrutkas et à pied que j'ai découvert L'Arménie et la Géorgie, ces deux pays du Caucase marqués par un patrimoine riche mais aussi par un contexte régional tourmenté par la guerre en Ukraine, mais pas seulement.

Comme la vodka, le Cha Cha ou le vin ne sont jamais très loin, Gaumarjos! (Santé!)

Lors de ce périple, vous constaterez que je serai souvent proche des frontières, je vous signalerai donc, entre parenthèses, si le pays frontalier en question est ami ou ennemi du pays où je me trouve. Cela permettra de comprendre la complexité de la situation régionale.

27/07/2022

Vol annulé. Lufthansa a supprimé 3000 vols cet été. J'appelle 267 fois le service clients qui finit par me répondre. Vol demain...

28/07/2022

RER, vol pour Munich, 7 heures d'escale, 4 heures de vol pour Tbilissi, capitale de la Géorgie.

 
 
 

29/07/2022

Aucun contrôle Covid, un coup de tampon, n'ayant qu'un bagage à main, je me retrouve vite dehors. Taxi.

Je retrouve avec délice les chauffeurs sans ceinture, fumant au volant et s'affranchissant de toute prudence sur la route.

Le chauffeur me dépose à l'adresse indiquée, il est 4h45 du matin.

Je me retrouve seul dans la nuit sombre et déserte, aucune indication sur le mur de ce qui est censé être mon logement.


Quelques allers et retours dans l'obscurité, j'observe, je cherche mais rien. Après vingt minutes d'hésitation, j'entre dans la courette du numéro 19, monte les marches et frappe à la porte d'une maison déglinguée.

Je réveille un grand-père, c'est bien là. Je dormirai chez lui dans une chambre minuscule. Je partagerai avec lui sa salle de bain et sa petite cuisine. Pas très aimable et rustre, ne parlant pas un mot d'anglais, nous communiquons sommairement en allemand et je comprends qu'il veut me virer car je ne veux pas lui payer trois nuits d'avance, ne sachant pas quel sera mon programme des jours suivants.

Il me faut parlementer. Finalement, il me montre des photos de lui en costume de colonel de police, je n'ai qu'une envie, dormir quelques heures pour récupérer de ma nuit blanche...


On se quitte bons amis, je dors deux heures.

8h00, je pars à la conquête de la ville. Tbilissi est entourée de colline, je suis sur l'une d'entre elles, je descends ainsi vers la rivière et le centre ville.

Ce que je découvre correspond assez bien à ce que j'avais imaginé. De belles façades ornées de jolis balcons et parfois de sculptures. La plupart sont totalement délabrées.

Ce qui saute aux yeux, c'est ce grand écart entre délabrement et luxe, entre tradition et modernité, entre jeunesse dorée et vieillesse décrépie.

En déambulant à pied, la situation géographique du pays me semble concrète. La Géorgie est à la croisée des chemins. Située sur l'une des anciennes routes de la Soie, pas en Europe mais pas tout à fait en Asie non plus, coincée entre la Mer Noire et la Mer Caspienne, envahie par les ottomans et dominée par la Russie pendant des centaines d'années... Bref, le spectacle de la rue montre un mélange d'influences des plus savoureux. On y fume la shisha, on y croise la burqa, le croc top, on entre dans les mosquées, dans les églises, on y entend l'appel à la prière, on y mange des kebabs et du hommous, on y boit, de la vodka, du Cha cha, et du vin... Vous l'aurez compris, il semble y avoir de la place pour chacun ici...

Ajoutons une dernière impression : le géorgien fume, boit et pollue, le tout en quantité importante, il décomplexe...

Revenons à ma promenade.

Il fait très chaud, très moite et les montées et descentes se succèdent dans la vieille ville.






 Liberty Square


Je monte à la forteresse en ruine de Narikala (4 ème siècle) d'où le panorama sur la ville est exceptionnel. Les murs millénaires sont accessibles et rien n'interdit de les escalader, au mépris de tout danger et de toute considération visant à préserver le patrimoine.








Dans les ruelles tortueuses de la vieille ville, se trouvent un canyon et des célèbres bains de souffre.


















 

Partout, des restaurants et des cafés animés.

Je rejoins à pied la Cathédrale de la Sainte Trinité. Construite en 2004, elle est située sur une autre colline et visible de toutes les rues.








Les petites ruelles me mènent jusqu'au palais présidentiel, puis rejoignent le Rike Park et ses allées bien entretenues. Le pont de la Paix (2010) enjambe la rivière Koura.
 

 

 

 

Il est 17h00, je suis rincé par 17 km à pied sous un soleil de plomb.

Je rentre me reposer. Mon hôte m'attend, il semble sur ses gardes, attend-il le moindre faux pas de ma part ?

Il est plutôt bourru, je suis cependant persuadé qu'il est gentil, même lorsqu'il râle lorsque je passe devant sa télé pour regagner ma chambre.

Je ressors en début de soirée.



 

La nuit est tombée. La ville est dans la rue, les tenues de soirée sont de sortie...

L'impression d'être invisible. Toute la journée, je me suis promené avec mon gros appareil photo en bandoulière. On ne me regarde pas, on ne m'interpelle pas. Les gens font leur vie sans se soucier de moi. Parfait...

30/07/2022

Aujourd'hui, j'ai souscrit à un tour touristique avec pour objectif de visiter la grande région viticole de Géorgie la Kakhétie, située à l'est de la capitale. Visite, dans ce contexte, signifie dégustation.

 





Il est à peine 11h00, j'ai déjà dégusté plusieurs verres de blanc et de rouge.

Dans le mini-bus, des libanais, des kazakhs, des soudanais, un russe et un ukrainien assis côte à côte. Le voyage gomme les frontières.

Nous visitons le monastère Saint Nino de Bodbe où l'on cultive les oignons puis visite de Sighnaghi, « City of Love ». Le village est mignon mais s'est érigé à coup d'arguments marketings en Las Vegas géorgien. Il est devenu un passage obligé pour les jeunes couples, on peut s'y marier 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.









Nous sommes à 10 kilomètres de l'Azerbaidjan (Ami).

Peu après Telavi, nous nous arrêtons dans un domaine viticole pour déjeuner et déguster des vins.

80 % de la production géorgienne provient de cette région. On fait du vin en Géorgie depuis 8000 ans au moins, ce qui en fait l'un des berceaux mondial.

Les grappes sont stockées dans des Kvevris, des jarres enfouies sous terre et y fermentent plusieurs mois.

En terme de dégustation : vodka, Cha Cha (Vodka à base de raisin), cognac, rouge, blanc, rosé. 



 

Je suis bien, chargé, imbibé... Il fait 40 °c.

Cette fois, c'est la frontière tchétchène (ennemi) que nous longeons, elle se situe à une quinzaine de kilomètres.


2 heures de route pour rejoindre Tbilissi.

 

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Retour en Géorgie après l'Arménie

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